Paul Marcheix

Grands déplacements

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Grands déplacements : tenir sur la durée

Organiser l'absence, le retour et le lien avec vos enfants quand le travail vous éloigne toute la semaine : la méthode, en moins d'une heure de lecture

4,99 € · ebook Kindle · moins d'une heure de lecture

Les questions qu'on se pose, et ce que répond le guide

Vous ne pouvez pas rendre l'absence courte, vous pouvez rendre le retour utile

La tentation, face à des semaines d'absence répétées, est de se dire que tout se jouera un jour sur la durée du déplacement lui-même, en espérant qu'elle se réduise. Ce que vous cherchez réellement n'est pas de raccourcir l'absence, qui dépend rarement de vous, c'est de rendre chaque retour assez présent pour compenser la semaine qui vient de passer : la qualité du retour compte davantage que la longueur de l'absence.

Un foyer qui fonctionne sans vous, sans que ce soit un aveu d'échec

Le conjoint qui reste doit pouvoir gérer seul le quotidien pendant la semaine, sans attendre votre retour pour chaque décision, sans que cela signifie que votre présence ne compte pas. Un foyer organisé pour fonctionner en votre absence n'efface pas votre place, il évite que tout repose sur vous quand vous n'êtes justement pas là pour le porter.

Le degré d'influence que vous avez sur vos missions

Certains postes imposent des déplacements totalement fixés par l'employeur, d'autres laissent une marge de refus ou de préférence sur certaines missions. Demandez explicitement à votre encadrement si des préférences sont prises en compte, à quel horizon les missions sont communiquées, et si un refus ponctuel est possible sans conséquence : ces trois réponses délimitent ce qui vaut la peine d'être négocié, plutôt que de le deviner par essais successifs.

Ce que vous priorisez entre fréquence et durée des absences

Un déplacement peut se répartir en missions courtes et fréquentes, ou en missions plus longues mais plus espacées, selon ce que propose votre poste. Décider consciemment ce qui pèse le moins sur votre famille, des absences courtes et régulières ou des absences plus longues mais plus rares, oriente vos demandes de préférence plutôt que de les laisser au hasard de la planification.

Ce que vous expliquez à votre entourage, et ce que vous n'expliquez pas

Ceux qui travaillent sur place chaque jour comprennent rarement ce qu'implique un rythme de grands déplacements, et certains en tirent des jugements infondés sur votre disponibilité réelle. Un collègue qui sonnait chez son voisin pour annoncer chaque départ et chaque retour de poste illustre à quel point le regard extérieur peut se méprendre sur un rythme qu'il ne connaît pas.

Le coût réel du double logement, même temporaire

Certaines missions imposent un hébergement sur place, en plus des charges habituelles du domicile familial, ce qui pèse sur le budget même quand l'employeur en couvre une partie. Ce surcoût, rarement anticipé au moment d'accepter un poste en grands déplacements, mérite d'être intégré au budget dès le départ, pas découvert au premier mois de mission.

Ce que couvre l'assurance du véhicule utilisé pour les trajets

Un véhicule qui fait des trajets longs et fréquents, parfois utilisé aussi bien à titre personnel que professionnel, n'est pas toujours couvert de la même façon selon les contrats. Demandez précisément à votre assureur si votre contrat couvre les trajets professionnels longue distance, ce qui change en cas d'usage mixte, et à partir de quel kilométrage une garantie spécifique devient nécessaire : ce sont ces trois questions, posées avant d'en avoir besoin, qui évitent de découvrir une lacune au pire moment.

Le coût de l'équipement adapté au déplacement

Un rythme de grands déplacements use plus vite certains équipements, bagagerie, matériel de travail transporté, vêtements adaptés, que ne le ferait un poste sédentaire. Ce coût-là ne se voit sur aucune facture unique, il se dilue sur l'année sans qu'on l'identifie clairement comme lié au poste.

Dès que la mission est communiquée

La première action, dès que vous connaissez les dates de votre prochain déplacement, est de les reporter immédiatement sur le calendrier familial partagé, avant toute autre démarche. Une mission connue mais non partagée ne sert à rien : c'est le report immédiat sur un support commun qui déclenche toute l'organisation qui suit.

Le décompte visible pour les enfants

Une fois la mission reportée, transformez-la en repère visuel pour vos enfants, un nombre de jours à cocher plutôt qu'une date abstraite. Ce décompte, tenu à jour à chaque mission, est ce qui transforme une absence subie en attente organisée pour un enfant.

Le temps de transition à l'arrivée comme au départ

Le jour du départ et celui du retour demandent souvent un temps d'ajustement que le calendrier familial doit prévoir, plutôt que de les traiter comme des jours ordinaires. Ne pas prévoir d'obligation lourde sur ces jours de transition évite d'aborder la semaine ou le week-end qui suit déjà fatigué.

Vouloir récupérer avant d'être présent

Rentrer et vouloir se reposer plusieurs heures avant de retrouver pleinement la famille, semaine après semaine, transforme le retour en déception répétée pour ceux qui l'attendaient.

Ne pas partager le calendrier de mission assez tôt avec le foyer

Garder les dates pour soi, ou les partager seulement quand une question se pose, prive le reste du foyer du temps nécessaire pour s'organiser en retour.

Laisser le regard extérieur influencer vos choix

Céder à la pression de proches qui jugent votre disponibilité sans connaître votre rythme réel pousse parfois à des choix qui ne servent ni votre famille ni votre organisation.

Renégocier avec l'employeur

Si le rythme lui-même pose problème durablement, une discussion sur la fréquence des missions, leur durée, ou une évolution vers un poste moins itinérant reste une option à envisager, plutôt qu'à écarter par principe. Cette démarche se prépare avec des arguments concrets sur ce qui ne fonctionne pas, pas avec une plainte générale sur la fatigue.

Renégocier avec le conjoint

Si le déséquilibre vient de la répartition des tâches entre vous, une remise à plat explicite, plutôt que des ajustements informels qui s'accumulent sans jamais se dire, permet de repartir sur une organisation que les deux acceptent réellement. Ce que l'un endure en silence finit toujours par ressortir, et vaut mieux être dit tôt que découvert tard.

Ce sont des extraits du guide. Il va plus loin : il pose les questions dans l'ordre où elles se posent, avec de quoi décider à chaque étape.

Où trouver les chiffres à jour

Les barèmes, montants et délais changent, et ils ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre. Plutôt que de recopier ici des valeurs qui seront fausses dans six mois, voici où les lire à la source, dans les quatre pays où ce livre est vendu.

France

  • Service-Public.gouv.frLe portail officiel de l'administration française : démarches, délais et règles en vigueur.

Belgique

  • Belgium.beLe portail officiel des informations et services de l'État belge.

Suisse

  • ch.chLes informations officielles de la Confédération, des cantons et des communes.

Québec

  • Québec.caLe portail du gouvernement du Québec : programmes, montants et démarches.

Le fichier de suivi qui accompagne le livre

Le livre s'accompagne d'un fichier de suivi : un document à imprimer ou à remplir à l'écran, avec la place pour écrire. Il ne contient aucun montant ni barème : il reprend les outils du livre, pour ne pas avoir à le rouvrir à chaque étape.

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