Assurance emprunteur
payer moins pour la même garantie

Le livre
Assurance emprunteur : payer moins pour la même garantie
Délégation, changement en cours de prêt, exclusions dos et psy, quotité : comparer et décider, en moins d'une heure de lecture
9,99 € · ebook Kindle · moins d'une heure de lecture
Les questions qu'on se pose, et ce que répond le guide
La question qui commande tout
Avant de regarder un seul tarif, répondez à ceci : que se passe-t-il pour vos proches, et pour le logement, si vos revenus s'arrêtent demain ?
Pas s'ils baissent. S'ils s'arrêtent.
La réponse dépend de votre situation, et elle détermine quelles garanties comptent pour vous. Quelqu'un de célibataire sans personne à charge, avec une épargne solide, n'a pas les mêmes besoins qu'un couple avec deux enfants dont un seul salaire porte le crédit.
Vous avez le droit de choisir ailleurs
Vous n'êtes pas obligé de prendre l'assurance proposée par l'établissement qui vous prête. Vous pouvez souscrire auprès d'un autre assureur, à condition que le contrat présente des garanties équivalentes à celui de la banque. C'est ce qu'on appelle la délégation d'assurance.
Les garanties, expliquées avant d'être nommées
Chaque contrat couvre quatre situations, et chacune porte un sigle que vous verrez partout. Voici ce qu'ils recouvrent, dans l'ordre où on les rencontre.
Vous décédez. L'assurance rembourse ce qui reste dû, et vos proches gardent le logement sans la dette. C'est la garantie de base, présente dans tous les contrats, et celle sur laquelle il y a le moins de différences.
La définition qui change tout
Deux contrats peuvent annoncer la même garantie d'arrêt de travail et ne pas couvrir la même chose, parce qu'ils ne définissent pas « ne plus pouvoir travailler » de la même manière.
Première définition, la plus protectrice : vous êtes couvert si vous ne pouvez plus exercer votre métier, celui que vous faisiez au moment du sinistre.
Les exclusions, à lire avant de signer
Toute garantie comporte des situations non couvertes. Elles sont écrites, elles sont légales, et elles sont ce qui explique les écarts de prix.
Un contrat qui couvre le dos et les troubles psychologiques coûte plus cher qu'un contrat qui les exclut. C'est souvent l'explication d'un écart de tarif qui semblait trop beau.
Comparer sur la durée, jamais au mois
L'erreur de comparaison est toujours la même : regarder la cotisation mensuelle.
Une différence qui paraît dérisoire sur un mois se multiplie par la durée du crédit. C'est ce que met en évidence le seul chiffre qui vaut d'être comparé : le coût total de l'assurance sur toute la durée du prêt, exprimé en euros.
Deux façons de calculer, et ce que ça change
Certains contrats calculent la cotisation sur le montant emprunté au départ. Elle reste identique du premier au dernier mois.
D'autres la calculent sur ce qu'il vous reste à rembourser. Elle est plus élevée au début et diminue à mesure que le capital baisse.
Le second mode coûte souvent moins cher au total, mais pèse davantage dans les premières années, celles où votre budget est le plus tendu. Le premier lisse la dépense. Il n'y a pas de bonne réponse dans l'absolu : il y a votre situation dans les trois années qui viennent.
Le meilleur moment est avant l'offre
Tant que la banque veut votre dossier, vous avez un pouvoir de négociation. Une fois l'offre signée, il vous reste des droits, mais plus de levier commercial.
Faites établir des propositions extérieures pendant que vous montez votre dossier de prêt, pas après. Vous obtiendrez soit un meilleur contrat ailleurs, soit un geste de la banque qui préfère garder l'assurance plutôt que de perdre le client.
L'enchaînement
Comptez plusieurs semaines pour cet aller-retour. C'est la raison pour laquelle il faut le lancer tôt : personne ne veut retarder la signature d'un achat pour une question d'assurance, et c'est exactement ce qui fait renoncer les gens.
Après la signature, ce n'est pas fini
Le principe pratique, lui, ne bouge pas : plus il vous reste d'années à rembourser, plus le changement rapporte. Un changement en début de crédit peut représenter une somme importante ; le même changement à trois ans de la fin ne vaut plus le temps qu'il coûte.
Prendre le contrat de la banque sans regarder
L'erreur de loin la plus répandue, et la plus coûteuse. Ce n'est pas de la paresse : c'est que le sujet arrive au moment où vous avez déjà tout géré, où vous voulez que ça se termine, et où une signature de plus ne vous semble rien.
C'est pourtant la dernière décision du dossier qui vous coûtera encore de l'argent dans quinze ans.
Comparer les prix sans comparer les garanties
Un contrat sensiblement moins cher que les autres a une raison de l'être, et cette raison est écrite quelque part. Elle est presque toujours dans les exclusions ou dans la définition de l'incapacité.
Comparer deux contrats sur le seul tarif revient à comparer deux logements sur le seul loyer.
Se croire couvert pour l'arrêt de travail alors qu'on ne l'est pas
Le cas le plus douloureux, parce qu'il se découvre au pire moment. Quelqu'un s'arrête plusieurs mois, apprend que son contrat retient la définition « toute profession », et découvre qu'il doit continuer à payer ses mensualités sans revenus.
Il avait une assurance. Il avait payé pendant des années. Elle ne couvrait pas sa situation.
La banque refuse votre contrat extérieur
Elle doit motiver son refus par écrit, et le seul motif recevable est l'absence d'équivalence des garanties. Demandez précisément quelle garantie manque : soit l'assureur extérieur peut l'ajouter, soit le refus n'est pas fondé et se conteste.
Un refus non motivé n'en est pas un.
On vous propose une majoration ou une exclusion
Faire jouer la concurrence. Les assureurs n'évaluent pas les risques de la même façon. Une exclusion chez l'un n'est pas systématique chez l'autre.
Chercher un assureur spécialisé. Certains travaillent spécifiquement les profils que les autres écartent.
Accepter l'exclusion en connaissance de cause, si elle porte sur un risque qui ne vous concerne pas réellement, et à condition de savoir exactement ce qu'elle vous retire.
Ce sont des extraits du guide. Il va plus loin : il pose les questions dans l'ordre où elles se posent, avec de quoi décider à chaque étape.
Où trouver les chiffres à jour
Les barèmes, montants et délais changent, et ils ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre. Plutôt que de recopier ici des valeurs qui seront fausses dans six mois, voici où les lire à la source, dans les quatre pays où ce livre est vendu.
France
- Service-Public.gouv.frLe portail officiel de l'administration française : démarches, délais et règles en vigueur.
- impots.gouv.frLa direction générale des finances publiques : barèmes, abattements et déclarations.
Belgique
- Belgium.beLe portail officiel des informations et services de l'État belge.
Suisse
- ch.chLes informations officielles de la Confédération, des cantons et des communes.
Québec
- Québec.caLe portail du gouvernement du Québec : programmes, montants et démarches.
Le fichier de suivi qui accompagne le livre
Le livre s'accompagne d'un fichier de suivi : un tableur : vous entrez vos chiffres, il calcule à votre place. Il ne contient aucun montant ni barème : il reprend les outils du livre, pour ne pas avoir à le rouvrir à chaque étape.
Aucune adresse email n'est demandée : le fichier se télécharge directement.
Ce que vous lisez ici
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Pour aller plus loin
- Renégocier son crédit : savoir quand ça vaut le coup
- Le volume complet de la famille Argent et immobilier, qui réunit tous les titres du même moment.
- Une question que le livre n'a pas prévue ? Écrivez à contact@paulmarcheix.com. Les questions qui reviennent finissent sur cette page.