Perdre un parent
les démarches et tout le reste

Le livre
Perdre un parent : les démarches et tout le reste
Le constat, la déclaration, les obsèques, les organismes à prévenir et ce qu'il en coûte : l'ordre des démarches, en moins d'une heure
4,99 € · ebook Kindle · moins d'une heure de lecture
Les questions qu'on se pose, et ce que répond le guide
Un décès attendu, un décès qui surprend
Un parent qui s'éteint après une maladie longue et un parent qui décède brutalement ne vous placent pas dans la même situation, même si les démarches qui suivent se ressemblent. Une mort attendue laisse parfois le temps d'anticiper certains choix. Une mort soudaine impose toutes les décisions d'un coup, sans préparation, dans un état de sidération qui rend chaque choix plus difficile à poser.
Le constat du décès
Un médecin, appelé sur place ou déjà présent si le décès survient dans un établissement de soins, établit le constat de décès. Ce document est la première pièce de toute la suite : sans lui, aucune autre démarche ne peut commencer.
Le mode d'obsèques, et ce que personne n'annonce à l'avance
Si le défunt n'a pas exprimé de volonté claire de son vivant, la famille doit décider, en quelques jours, entre inhumation et crémation. Dans les pays qui connaissent un système de concession de cimetière, la France notamment, si l'inhumation est choisie, un emplacement doit être loué pour une durée déterminée.
Ce qui aide à trancher, quand rien n'a été anticipé
En l'absence de volonté exprimée par le défunt, ce qui aide le plus à décider n'est pas une préférence personnelle mais un accord familial, même minimal : ce que la famille peut porter matériellement et financièrement, ce qui correspond aux convictions religieuses ou philosophiques du défunt si elles sont connues, et ce qui évite d'ouvrir un désaccord durable entre plusieurs proches sur un sujet qui ne se refait pas.
Ce que coûte réellement l'organisation d'obsèques
Le coût d'obsèques surprend souvent ceux qui le découvrent pour la première fois. Ce n'est pas un sujet dont on parle à l'avance, et pourtant c'est une dépense réelle, qui s'impose dans les jours qui suivent le décès, à un moment où l'énergie disponible pour comparer et négocier est justement la plus faible.
Demander plusieurs devis, même sous la pression
Comparer plusieurs entreprises de pompes funèbres, même dans l'urgence, reste possible et utile : les écarts de prix pour des prestations comparables sont souvent plus importants qu'on ne l'imagine. Demander un devis détaillé et écrit, poste par poste, avant de signer quoi que ce soit, évite de découvrir après coup des frais qui n'avaient pas été annoncés clairement.
Ce qui peut exister pour couvrir une partie du coût
Un contrat obsèques souscrit par le défunt de son vivant, une assurance décès, ou un capital versé par certains régimes de sécurité sociale peuvent couvrir tout ou partie de la dépense. Vérifier ce qui existe, avant de considérer que la totalité du coût repose sur la famille, évite d'avancer des fonds qui seront de toute façon remboursés plus tard.
Le parent survivant, s'il en existe un
Si l'autre parent est encore en vie, il traverse sa propre perte, différente de la vôtre, et il n'a pas nécessairement l'énergie ou la clarté pour porter seul les décisions matérielles de cette période. Prendre en charge une partie des démarches sans lui retirer les décisions qui lui reviennent, notamment sur le mode d'obsèques et la cérémonie, demande un équilibre qui se discute plutôt qu'il ne se décide à sa place.
Les frères et sœurs, et la répartition des tâches
Quand plusieurs enfants du défunt sont impliqués, répartir explicitement les tâches, plutôt que de laisser une seule personne tout absorber par réflexe ou par proximité géographique, évite un épuisement qui se transforme parfois en ressentiment durable. Une répartition, même simple, dite à voix haute plutôt que supposée, évite les malentendus qui surgissent souvent dans ces moments.
Ce que votre entourage aura du mal à bien faire
Beaucoup de proches, en voulant vous aider, chercheront à vous rassurer, à donner des conseils, à trouver des mots pour expliquer ce qui vous arrive. Ce n'est pas toujours ce qui aide le plus : pour beaucoup de personnes en deuil, le silence, la simple présence, parfois un peu d'humour posé, apaisent davantage qu'une explication ou un conseil.
Signer le premier devis sans comparer
Sous la pression du moment, beaucoup de familles signent avec la première entreprise de pompes funèbres contactée, sans comparer, alors qu'un devis détaillé auprès d'une seconde entreprise ne retarde presque rien et peut représenter un écart important.
Laisser une seule personne porter toute la charge
Quand plusieurs proches pourraient partager les démarches, laisser une seule personne tout assumer, par habitude ou parce qu'elle a pris les devants dans les premiers instants, épuise cette personne et prive les autres d'un rôle qui les aurait aussi aidés à traverser le deuil autrement qu'en spectateurs.
Décider sous le coup de l'émotion des sujets qui peuvent attendre
Certaines décisions, le tri des affaires personnelles du défunt, la vente d'un bien, un changement dans l'organisation familiale, n'ont pas besoin d'être prises dans les premiers jours. Les précipiter, sous le coup de l'émotion, mène souvent à des choix regrettés une fois la période la plus difficile passée.
Le deuil ne suit pas un calendrier prévisible
Il n'existe pas d'étapes garanties, ni de délai au bout duquel un deuil devrait être « terminé ». Certaines personnes traversent des moments plus difficiles plusieurs mois après les obsèques, une fois que l'entourage et les démarches se sont retirés et que le silence s'installe. Ce n'est pas un signe que quelque chose ne va pas : c'est une expérience très répandue, qui mérite d'être nommée plutôt que cachée par crainte de déranger.
Les dates qui reviennent
Un anniversaire, une fête, une date qui rappelle le défunt peuvent raviver une difficulté qu'on croyait apaisée. Anticiper que ces moments existeront, sans savoir précisément lesquels ni quand ils toucheront le plus, aide à ne pas s'en étonner ni s'en inquiéter outre mesure quand ils surviennent.
Ce sont des extraits du guide. Il va plus loin : il pose les questions dans l'ordre où elles se posent, avec de quoi décider à chaque étape.
Où trouver les chiffres à jour
Les barèmes, montants et délais changent, et ils ne sont pas les mêmes d'un pays à l'autre. Plutôt que de recopier ici des valeurs qui seront fausses dans six mois, voici où les lire à la source, dans les quatre pays où ce livre est vendu.
France
- Service-Public.gouv.frLe portail officiel de l'administration française : démarches, délais et règles en vigueur.
- impots.gouv.frDroits de succession, abattements par lien de parenté, délais de déclaration.
Belgique
- Belgium.beLe portail officiel des informations et services de l'État belge.
- Notaire.beLa fédération du notariat belge : successions, droits, et ce qui se règle chez le notaire.
Suisse
- ch.chLes informations officielles de la Confédération, des cantons et des communes.
Le fichier de suivi qui accompagne le livre
Le livre s'accompagne d'un fichier de suivi : un document à imprimer ou à remplir à l'écran, avec la place pour écrire. Il ne contient aucun montant ni barème : il reprend les outils du livre, pour ne pas avoir à le rouvrir à chaque étape.
Aucune adresse email n'est demandée : le fichier se télécharge directement.
Aucun lien commercial sur ce sujet
Cette page ne porte aucun lien partenaire et n'en portera pas. Sur ce moment-là, recommander un produit serait indéfendable, quel qu'il soit.
Pour aller plus loin
- Hériter : comprendre, décider et protéger vos intérêts
- Le volume complet de la famille La perte, qui réunit tous les titres du même moment.
- Une question que le livre n'a pas prévue ? Écrivez à contact@paulmarcheix.com. Les questions qui reviennent finissent sur cette page.